Rassurez-vous le contenu en est bien plus accessible et moins pompeux. Je dirais même plus que le charisme d’orateur de ce vieux bonhomme m’a hautement impressionnée. Il m’ouvre quelques pistes de réflexions et confirme ce que je pense de la révolution en cours. J’en ai profité pour ajouter à la volée Les Métamorphoses du calcul à ma wishlist.
C’est rafraichissant en fait, de réfléchir. Cela fait deux ans que je travaille et j’ai trop souvent l’impression d’avoir seulement à me laisser porter par le flot. Ou plus exactement, d’avoir à continuer à surnager pour ne pas m’effondrer dans les problème du quotidien. Prendre de la hauteur, réfléchir, prendre le temps et philosopher. Sentir qu’on s’enrichit d’esprit. Je crois que c’est ce que je reproche au monde du travail. Pas que mes tâches soient inintéressantes, mais qu’au contraire elle monopolise toute mon énergie intellectuelle sur des choses très concrètes, terre à terre.
C’est sans doute pour cela également que je ressent un tel besoin de m’échapper. Travestir la réalité dans des rôles, en portant des déguisement et en inventant des mondes. Rêver … (un impossible rêve).
Souvent, j’en besoin. Prendre des résolutions sans rien partager c’est la facilité. Mais c’est comme ça qu’on ne se déçois pas en les abandonnant. C’est idiot, mais plus de pression c’est au contraire bloquant.
Tellement de gens et si peu de regards,
Tellement de gens et si peu de sourires
Jamais le temps de s’offrir au hasard,
– Olivia Ruiz
Mais je reste sur ma jolie idée
que cette année encore,
tout ça ne fais que commencer.
Il est terrible
le bris du silence qui règne quand tout est éteint
il est terrible ce bruit
quand il tire du sommeil l’homme qui tend la main
elle est terrible aussi la tête de l’homme
la tête de l’homme qui tend la main
quand il se regarde a six heure du matin
dans la glace de la salle de bain
une tête pleine de souvenirs
ce n’est pas sa tête pourtant qu’il regarde
dans la buée de ce qui est déjà demain
il s’en fout de sa tête l’homme
il n’y pense pas
il songe
il se rappelle les fêtes
les mouettes et le vent par exemple
avec la sauce et le cidre
ou une fête, n’importe laquelle mais pas seul
et il remue doucement la gueule
doucement
et il soupire doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il ne compte que les fois un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu’il est rentré
et il a beau se répéter depuis trois jours
ça vas aller
ça dure
trois jours
trois nuits
sans rires
et derrière souvenirs
ces rognes ces indignations ces éclats
crises avortées protégés par la pudeur
pudeur protégée par l’humour
humour protégé par l’amour
amour retranché derrière la crainte
que de barricades pour onze malheureuses sardines…
Un peu plus loin le boulot
café-crème, routine puis dodo
l’homme titube
et dans l’intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
nespresso silence-qui-règne
cointrau pour moi Dr.
silence-qui-règne
silence-qui-règne
silence-qui-règne furibond, crie!…
Un homme très estimé dans son quartier
m’a envoyé un mot l’autre jour
un lettre un message pour me remercier
juste dire
qu’il avait apprécié
le temps pris
ces moments partagés
malgré à cause grâce à nos folies
Il est terrible
le bris du silence qui règne quand tout est éteind
il est terrible ce bruit
quand il tire du sommeil l’homme qui tend la main.