Parler d’elles

Je suis un idiot. Heureusement je ne suis pas seul.

Quatre heure et demie de conversation il y a de quoi figurer un tas de sujets. Vers 5h35 nous évoquions le fait que Hugh Grant (et sa version francophone Edouard Baer) était sans doutes les acteurs qui nous séduisait le plus. Et sans doute pour ce petit coté négligé (vous savez la façons dont hugh à de ne pas être coiffé, avec la chemise légèrement froissée et pas entièrement boutonnée). Par contre nous avions un désaccord au sujet de Orlando Bloom. Sébastien lui trouvait un menton trop carré, sans compter qu’il n’a pas de charme. Sans le nier, j’avançai néanmoins que l’image angrogyne, voire en fait féminine, des elfes (vous savez les long cheveux blond, la douceur et la grâce tout ça) me troublais. Mais cela évidemment c’était mon point de vue d’homme et pas celui, hypothétique, d’une femme jugeant la situation.

Parce qu’en fait, bien que l’extrait précédant pourrait le laisser croire, il n’a été question pratiquement que de filles dans ces heures passées. De filles lointaines, passées ou à venir, d’hypothétiques. Les filles c’est à la fois l’espoir et le tourment, car si ce n’est pas le seul objet de préoccupation d’une vie, c’est sans doute le plus important (la nature est ainsi faite, encore une gonzesse, la salope). Il y a des projets et des rires, parfois parce que c’est mieux de rire que de pleurer. Et puis une certaine angoisse quand même, à partager, à aplanir. Il y a ces filles, absentes de nos vies, mais qui obsèdent nos pensées sans pouvoir les en sortir. Et puis il y a être ensemble pour en parler.

Six heure et demie, raccrocher le téléphone. Une douleur à l’oreille, mais un sourire aux lèvres.

Posté le Lundi, 27 novembre 2006 à 8:00dans la catégorie la vie. Vous pouvez suivre les commentaires de cette entrée avec la syndication. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un retour de votre propre site.

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