C’est la lumière du jour qui se lève et qui transperce faiblement les épais rideaux. J’ai trop chaud sous la couette, j’ai beau la retourner du cotés froid, je n’arrive pas à dormir. J’ai un mal de crâne symptôme de fatigue, mais je n’ai pas sommeil. Huit heures vingt trois, je ferais aussi bien d’aller à la boulangerie.
Cette nuit j’ai découvert un regard qui m’a profondément émus (je vous en reparlerais) et un nouveau mot : « consubstantiel », c’est joli. Cette nuit j’ai pleuré pour lui, cette nuit j’ai regretté pour elle. Mes éléments discrets … les émotions me blessent, mais visiblement on vis pour ça, des machines à ressentir, et puis on meurt, c’est triste.
Et puis j’ai veillé en me retournant, espérant des issues de secours à défaut des voies de garage, réfléchissant à mes moyens d’expressions, mes opportunités de guérisons et mes chances de rémissions.
Et c’est la que je me suis aperçus que le monde était bleu. C’est joli, c’est triste.
Posté le Mardi, 16 janvier 2007 à 8:36dans la catégorie la vie, une poésie. Vous pouvez suivre les commentaires de cette entrée avec la syndication. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un retour de votre propre site.
Le 16 janvier 2007 à 13:13:55
« La Terre est bleue comme une orange » (P. Eluard)
Et ton texte me rend mélancolique… C’est joli, c’est triste…
Le 16 janvier 2007 à 15:47:33
Hier je me suis endormi tard…
Une nuit classique, pour changer… Invariablement je tisse une toile de sourires pour m’éloigner de l’abîme… Depuis quelques temps, trouver le sommeil n’est plus une chose légère, je ne rêve plus éveillé, plus comme avant…
Une matinée classique, pour changer… Maman me réveille… Je me rendors… Mon réveil sonne… J’éteins mon réveil… Laissez-moi rêver! Maman me réveille, range une ou deux choses qui traînent… C’est moi qui traîne alors je me lève…
Au déjeuner, trois lettres particulières… Une pour papa et maman, une autre de Venise signée bonne maman, et puis la Bretagne qui sera vendue cette année… J’avais rêvé qu’elle m’y accompagne, maintenant l’impossible s’élève au carré!
Cette nuit j’ai reçu un message, je ne me souviens pas qu’il m’ait réveillé… Une attention merveilleuse, un sourire, j’espère qu’il n’a pas fait de connerie, pourvu qu’il dorme… Pourvu qu’il dorme et pourvu qu’il rêve!
« Le bonheur appartient à ceux qui se racontent de succulentes histoires et qui ont la ressource – ou le courage – d’y croire! » (Alexandre Jardin)