Des envies

Quitte à faire dans le cliché, il y a comme un truc dans l’air. Un courant d’air en fait, un vent nouveau qui pousse au changement. C’est le printemps qu’ils disent, peut-être, mais c’en est effrayant d’être aussi tributaire d’un truc aussi immuable que les saisons.

En attendant hier je somnolais dans le train, coté fenêtre avec ce soleil particulier. Je me disais que c’était affreux, je n’ai que l’amour en tête, c’est à la fois enivrant et obsédant. Que j’écrivais sur l’amour, que j’y pensait, que j’essaye de le vivre et que je l’espérais aussi. Au fond vivre ça serait la nécessité d’aimer, parce qu’en tant qu’être humain, un animal social, j’ai besoin de m’épanouir dans un groupe et que, comme on ne vis que pour s’intéresser, l’amour devient une nécessité. En écrivant ce texte, je me rapelle cette citation :

Que la vie vaille ou non la peine d’être vécue, qu’elle vaille ou non, plutôt, la peine et le plaisir d’être vécue, cela dépend de la quantité d’amour dont on est capable.
    - André Compte-Sponville, Présentations de la philosophie

Et je me dis qu’en fait, je ne l’avais pas vraiment comprise jusqu’à aujourd’hui.

Au final j’accepte que j’ai envie de retomber amoureux, même si je m’étais promis que non. Que j’ai ça au fond des tripes et que c’est comme ça qu’on doit vivre. Mais en même temps ça m’effraie et je voudrais dire que non, douce ambiguité pour changer.

Posté le Jeudi, 15 mars 2007 à 14:47dans la catégorie la vie. Vous pouvez suivre les commentaires de cette entrée avec la syndication. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un retour de votre propre site.

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