Archive pour la catégorie 'un inédit'

27 Septembre 2005, 23h15

Mercredi, 27 septembre 2006
dessin d'un carnet d'un bus sur l'autoroute

Des petits points qui s’échappent dans le noir.
Quelques feux de position dans un océan d’obscurité.
et ils s’enfuient,
et ils s’éclipsent.

des amitiés mortes, que peut-on conclure ?
Au fond, l’amour, c’est de l’instantané
ça passe, ça change
et les gens disparaissent

J’y pense, ces quelques bribres
images, des instantanés
la ou l’éphémère rejoint le beau
il y’a l’amour qu’on croise


un an déjà.

Marginalement Instable

Mardi, 19 septembre 2006

L’espoir à cette propriété d’appartenir autant à un devenir possible et donc à l’irréel qu’à la volonté consciente d’un être et donc à la concrétisation éventuelle qui s’en dégage. Pour cela nous dirons que l’espoir est marginalement instable.

L’espoir bascule sans cesse entre les domaines du possible et l’imagination. Épris de cette dualité étrange il forme une sorte de ciment moral qui peut raccommoder les fêlures de la vie tout en continuant à nous entraîner lentement mais sûrement vers le fond.

On peut dire que l’espoir à donc un poids et un coût.

Un poids parce que sans lui le tissu social s’autodétruirais instantanément; l’individu sans espoir, perdu dans l’(im)monde ne tient que du désespoir et par conséquence en devient autodestructeur.

Un coût parce qu’il entretient l’illusion et le mensonge. L’espoir en devient meurtrier; une drogue douce et insidieuse à forte dépendance.

L’espoir est donc à la base de la tendre indifférence du monde, il l’entretient tout en la contenant, le reste n’étant qu’une dynamique entre ces deux facteurs. Il oscille toujours entre ces deux mondes, l’irréel et le réel, y créant cette frontière perméable. Il est toujours là, propre à l’humanité, toujours marginalement instable.

– juillet 2005

Des espaces d’états

Dimanche, 6 août 2006

Des nuits d’amertume et de larmes, sauf que j’ai finis de pleurer. De nuits pour se retrouver aussi après une trop longue obscurité. Du temps qu’on partage et des mots comme des blessures, qui n’en finissent pas. Des moments qu’il n’est besoin d’écrire si ce n’est pour le souvenir sans devoir l’évoquer.

Puis il y a d’autres espaces ou l’on évoque projets et idées, réveillant de vielles amertumes et remuant le passé. Des blessures acquises sur les champs de bataille qui brûlent encore d’avoir voulu tant donner et avoir été tant trahis. C’est l’histoire d’une vie enfermée dans le cliché tragique.

Il viendra peut-être le temps des pardons mais il est loin, occulté par l’espace des excuses à donner.

Namur, 06/08/2006

les choix, les attentes

Vendredi, 4 août 2006

Il y a des mois comme ça ou le temps s’écoule différemment. Pas vraiment plus lentement mais plutôt de manière aseptisée, hors du temps presque. Des moments soi-disant de questionnement qui sont en fait consacré à l’attente. Non pas dénué de réflexions, mais de décisions. En fait ça s’apparente plus à de la temporisation, une manière de prendre du recul sur ses sentiments pour au final se laisser guider par eux.

À la croisée des chemins, dit on, tout est possible. Ça à l’air facile comme ça, tant que ce n’est qu’une figure de style à la limite du cliché. Évidemment quand c’est moi qui m’y retrouve c’est beaucoup plus flous. Pourtant assuré du soutient de tous, c’est toute l’insécurité de la vie qui me harcèle. Quelle consistance donner à sa vie quand on est trop conscient de ses faiblesse pour encore oser espérer ses rêves et trop réaliste sur l’avenir pour ne pas en être blasé, indifférent presque ?

J’ai besoin de changer d’air. Tant parce que j’étouffe dans mon monde actuel que parce que je ne me sent plus à sa hauteur. Il y a de la fuite la dedans, des regrets aussi, beaucoup. Mais voilà, je suis sans doute trop vieux maintenant pour mourir d’un échec alors ça sera le changement. Il y a les douleurs de ce que j’abandonnerais derrière moi, un deuil à vivre. Mais il y a aussi du soulagement et de l’espoir : Nouveaux départ, nouveaux défis, nouveaux horizons avec au final peut-être, respirer.

Pour paraphraser mon grand-père, ce génie méconnu, c’est bizarre comme la vie est bizarre.

Apparemment c’est ça devenir adulte, non pas assumer ses choix, mais être seul à les faires.

vendredi, samedi et dimanche repos.

Dimanche, 25 juin 2006

Il y a des jours comme ça ou les perspectives s’écroulent. Tout vacille autour de vous et votre vie n’est plus vraiment la même. On s’adapte bien sûr, parce que qu’aujourd’hui on en a trop vécu pour s’effondrer. En fait la maturité c’est devenir blasé. Pourtant il faut encaisser, il y a des goûts amers et des maux d’estomacs. Et puis ces larmes qu’on retient, parce que ce n’est plus l’époque.

Des perspectives … après tout, tout est question de point de vue et plus la vie avance, plus on se retrouve avec ces différences. Mais nous y retrouvons-nous nous même ?

Tout d’abord il y eu Vendredi.

Mon dernier examen de vendredi ne s’est pas bien passé. À l’image du reste de ma session à vrai dire, à l’image un peut des ces 6 dernières années. Entièrement ma faute, la faute aux circonstances. Quelle différence. Mes études prennent l’eau et avec elle pas mal de mes illusions coulent carrément à pic pour rejoindre l’amour. Et si je songe aujourd’hui sérieusement à abandonner le navire c’est aussi par manque d’envie de continuer, par besoin de changement sans doute, donner un nouvelle bouffée d’air à ma vie dans d’autre perspective. Mais le prix en sera mon pire échec et mon plus grand regrets pour les années à venir. Ambivalences, encore.

Vendredi tout vas mal, et pas que pour moi. Stéphane à été recalé, Alain à aussi laissé tomber son exam. Et puis il y a Sébastien qui débarque chez moi. Il ne savais pas ou aller et il est venus ici. Peut-être simplement parce qu’il n’y avais nulle part d’autre, mais ça me touche quand même. Ses larmes me blessent. Parce que je ne sais pas comment y répondre déjà, il y a des détresses qu’on ne sait pas partager. Mais aussi parce que c’est simplement ignoble. J’en soufre aussi, par empathie déjà, puis pour tout ce que ça représentait à mes yeux. Il y a une grande colère en moi, grave et profonde, des blessures qui ne guériront pas de sitôt. C’est la fin d’une époque et ça me retourne.

Le reste de la journée en est devenue éther, cotonneuse, sans goût, sans saveur aucune. Je ne mange pas et je vais dormir avec une tristesse qui ne m’avais plus atteinte depuis longtemps. Le bilan est amer. Je repense à ces trois dernières années et à tous ces échecs autour de moi. L’invincibilité de tous qui, tour à tour, vola en éclat. Pauvre Cassandre, comme je la comprend et comme cela me blesse de n’y avoir rien pus.

Alors, Samedi vint

Le hasard est quand même une garce. Il y a des jours comme ça ou il vous prend par la main et vous emmène la ou vous n’auriez jamais imaginé, pour le meilleur et pour le pire. Le hasard Samedi commença par prendre la forme d’une rencontre, Alain et Thomas pour être précis. À vingts secondes près elle n’aurais pas eu lieu et rien de tous ceci ne serais arrivé. Vingts secondes, une longue respiration, un monde de différence.

Me voilà embarqué pour un marathon photo improvisé à travers la belle ville de Liège. L’acédie à ses limites aussi, il fait beau, très agréablement beau et la compagnie est excellente. La marche et les délires, un repas entre amis, l’oubli de demain et d’hier pour se concentrer sur ce qu’on a à l’instant. Et les aléas de maintenant sont déjà tellement étrange.

Le hasard samedi ce fut aussi Arnaud, une autre rencontre fortuite. La ballade nous a mené à travers la ville alors que les mots échangés nous faisait traverser la vie. Il est des gens comme ça avec qui je n’arrive qu’à parler franchement. J’essaye pourtant de réfréné ma sincérité pour ne pas les en encombrer., mais je n’y arrive pas. Ou c’est peut-être ce qu’ils cherchent, je ne sais pas. Toujours est-il que, couché dans l’herbe ou pérégrinant sur les boulevards, je parlais à coeur ouvert et que cela me fis plaisir et du bien, plus que je voudrais l’avouer.

Échouant, malgré toute mes réticences, au concert des fêtes de la musique cette pute de hasard continua sur sa lancée. J’y retrouve Nicolas, mon coloc. Je suis toujours fâché contre lui à vrai dire. Un an que nous somme en froid. Mais samedi, je n’avais pas le courage de repousser sa chaleureuse accolade. Et dans son sillage, trois jeune filles, jeunes, jolies et seules. Des française, étudiante en première année de logopédie, il n’y a vraiment que Nico pour arriver à monter des plans pareil.

Samedi étant ce qu’il est, pleinement conscient d’aller au devant des pires problèmes de l’univers, au lieu de m’enfuir en courant, je décide de faire connaissance. Draguer n’a jamais eu aucune signification pratique pour moi, pourtant je ne vois pas d’autre mot à appliquer à cette situation. Étrange monde. D’après ce que j’en ai vus, Aurore est une fille gentille, drôle, cultivée et pour ne rien gâcher jolie. On vas résumer ça en elle me plaît. Je ne sais pas si j’aurais une occasion de la revoir, je ne sais pas si elle le voudrais, peut importe … C’est l’infime chance d’un possible qui crée l’espoir. Et l’espoir c’est vraiment la dernière chose qu’il me reste au fond. Alors samedi, j’ai cultivé l’espoir.

Et le dimanche, repos

Le calme après la tempête, dimanche il pleut. J’écoute et je rédige, je crée et j’expie. Le dimanche, la vie c’est de la merde, comme les autres jours. Il faut juste en profiter tant qu’on peut. Et puis il y a de l’espoir, le truc le plus ambivalent de la galaxie, la plus grande force qu’il me soit jamais donné et ma terrible faiblesse.

Dimanche je voudrais savoir ce que vendredi et samedi m’ont apporté. Je réfléchis à ma vie, à ce qu’elle est, à ce qu’elle sera, à ce que je voudrais qu’elle soit. Dimanche j’essaye je me dis que ma vie est la, mais qu’il lui manque quelque chose. Une chose simple, mais si compliquée à obtenir, une chose qui vas conditionner l’ensemble.

Ma vie, il lui reste un titre à trouver.