Archive pour la catégorie 'une poésie'

(pardon aux famille et à l’autre grand Jacques)

Jeudi, 14 janvier 2010

Il est terrible
le bris du silence qui règne quand tout est éteint
il est terrible ce bruit
quand il tire du sommeil l’homme qui tend la main
elle est terrible aussi la tête de l’homme
la tête de l’homme qui tend la main
quand il se regarde a six heure du matin
dans la glace de la salle de bain
une tête pleine de souvenirs
ce n’est pas sa tête pourtant qu’il regarde
dans la buée de ce qui est déjà demain
il s’en fout de sa tête l’homme
il n’y pense pas
il songe
il se rappelle les fêtes
les mouettes et le vent par exemple
avec la sauce et le cidre
ou une fête, n’importe laquelle mais pas seul
et il remue doucement la gueule
doucement
et il soupire doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il ne compte que les fois un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu’il est rentré
et il a beau se répéter depuis trois jours
ça vas aller
ça dure
trois jours
trois nuits
sans rires
et derrière souvenirs
ces rognes ces indignations ces éclats
crises avortées protégés par la pudeur
pudeur protégée par l’humour
humour protégé par l’amour
amour retranché derrière la crainte
que de barricades pour onze malheureuses sardines…
Un peu plus loin le boulot
café-crème, routine puis dodo
l’homme titube
et dans l’intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
nespresso silence-qui-règne
cointrau pour moi Dr.
silence-qui-règne
silence-qui-règne
silence-qui-règne furibond, crie!…
Un homme très estimé dans son quartier
m’a envoyé un mot l’autre jour
un lettre un message pour me remercier
juste dire
qu’il avait apprécié
le temps pris
ces moments partagés
malgré à cause grâce à nos folies
Il est terrible
le bris du silence qui règne quand tout est éteind
il est terrible ce bruit
quand il tire du sommeil l’homme qui tend la main.

La chambre est bleue (as the world)

Mardi, 16 janvier 2007

C’est la lumière du jour qui se lève et qui transperce faiblement les épais rideaux. J’ai trop chaud sous la couette, j’ai beau la retourner du cotés froid, je n’arrive pas à dormir. J’ai un mal de crâne symptôme de fatigue, mais je n’ai pas sommeil. Huit heures vingt trois, je ferais aussi bien d’aller à la boulangerie.

Cette nuit j’ai découvert un regard qui m’a profondément émus (je vous en reparlerais) et un nouveau mot : « consubstantiel », c’est joli. Cette nuit j’ai pleuré pour lui, cette nuit j’ai regretté pour elle. Mes éléments discrets … les émotions me blessent, mais visiblement on vis pour ça, des machines à ressentir, et puis on meurt, c’est triste.

Et puis j’ai veillé en me retournant, espérant des issues de secours à défaut des voies de garage, réfléchissant à mes moyens d’expressions, mes opportunités de guérisons et mes chances de rémissions.

Et c’est la que je me suis aperçus que le monde était bleu. C’est joli, c’est triste.

J’ai vomi dans mes cornflakes

Vendredi, 12 janvier 2007

Via blogingthenews. Et puis rendons à césar ce qui est à césar : Tapas Nocturn.

Rassurez-vous, je ne compte surement pas prendre pour habitude de relayer les milliers de vidéos idiotes (ou pas) qui m’atteignent chaque jour, surtout si celles-ci sont dans un format propriétaire illisible pour certains de mes lecteurs (toujours pas de flash pour 64 bit par exemple). Mais celle-ci ma particulièrement émue, alors je vous en fait part.

edit: pour tout ceux qui ne peuvent directement afficher du flash, voici le lien vers la vidéo en format FLV (supporté par ffmpeg). Et je vous conseille GooTube Retreiver qui marche plutôt bien.

douceurs et sensualités (d’elles)

Dimanche, 5 novembre 2006

D’abord il y a ce monde,
étrange et compliqué
qui nous remplit,
niant le néant
et allumant les flammes brillantes
des plaisirs naissant

Il y a aussi le bruit
oubliant tout message
ne cherche qu’à envahir
jusqu’au désespoir
en devenant lui-même inanité

Il y a la grande mélancolie
perfide maitresse insidieuse
douce amie au gout d’amande
triste et insipide amertume

Il y a les proches,
de ceux qui arrivent
et de ceux qui vont nous quitter

Il y a les les personnes qu’on aime
puis Celle qu’on voudrait Aimer.

il pleut sur la ville

Lundi, 2 octobre 2006

il pleut sur la ville,
c’est comme la vue
une longue litanie
un moment d’agonie
qui s’enchaîne à mes sentiments,
espère le changement
et épouse l’innocence