C’est la lumière du jour qui se lève et qui transperce faiblement les épais rideaux. J’ai trop chaud sous la couette, j’ai beau la retourner du cotés froid, je n’arrive pas à dormir. J’ai un mal de crâne symptôme de fatigue, mais je n’ai pas sommeil. Huit heures vingt trois, je ferais aussi bien d’aller à la boulangerie.
Cette nuit j’ai découvert un regard qui m’a profondément émus (je vous en reparlerais) et un nouveau mot : « consubstantiel », c’est joli. Cette nuit j’ai pleuré pour lui, cette nuit j’ai regretté pour elle. Mes éléments discrets … les émotions me blessent, mais visiblement on vis pour ça, des machines à ressentir, et puis on meurt, c’est triste.
Et puis j’ai veillé en me retournant, espérant des issues de secours à défaut des voies de garage, réfléchissant à mes moyens d’expressions, mes opportunités de guérisons et mes chances de rémissions.
Et c’est la que je me suis aperçus que le monde était bleu. C’est joli, c’est triste.