Fièvre un jeudi soir
Mercredi, 17 novembre 2010Je m’enroule dans la couette. Je n’ai personne ou aller… Il fait froid. Qu’est-ce qui m’empêche pourtant de rallumer la chaudière ? un petit morceau d’inquiétude.
Installer ma trompe et me laisser bercer. Si tu ne veux pas qu’on parle…. Je reste là, à l’écoute de ma carcasse, attentif à mes humeurs, à mes douleurs. À attendre que ça passe …
La chaleur m’étouffe, je suis frigorifié. Mon cerveau picote. Comme dans un nuage. Le vent souffle et la fenêtre s’anime. Des graines de pluies. Tordre. Quelqu’un qui nous enlace. Sans couronne, je siège.
Qu’ais-je réussis ? comme un arrière gout de tristesse Ou est ma force pour y ajouter ? Si demain est une promesse, il y manque l’eau chaude. Arriver à usure. Sans craintes.
Ma mère, son image. Nous croyons aux mystères Un manque. Chaque jour vient chasser l’autre.
L’air vibre, la rythmique s’échappe. L’air s’éteint, la mélodie me dévoile, clos, crispé, endormis.


