Archive de juin, 2006

vendredi, samedi et dimanche repos.

Dimanche, 25 juin 2006

Il y a des jours comme ça ou les perspectives s’écroulent. Tout vacille autour de vous et votre vie n’est plus vraiment la même. On s’adapte bien sûr, parce que qu’aujourd’hui on en a trop vécu pour s’effondrer. En fait la maturité c’est devenir blasé. Pourtant il faut encaisser, il y a des goûts amers et des maux d’estomacs. Et puis ces larmes qu’on retient, parce que ce n’est plus l’époque.

Des perspectives … après tout, tout est question de point de vue et plus la vie avance, plus on se retrouve avec ces différences. Mais nous y retrouvons-nous nous même ?

Tout d’abord il y eu Vendredi.

Mon dernier examen de vendredi ne s’est pas bien passé. À l’image du reste de ma session à vrai dire, à l’image un peut des ces 6 dernières années. Entièrement ma faute, la faute aux circonstances. Quelle différence. Mes études prennent l’eau et avec elle pas mal de mes illusions coulent carrément à pic pour rejoindre l’amour. Et si je songe aujourd’hui sérieusement à abandonner le navire c’est aussi par manque d’envie de continuer, par besoin de changement sans doute, donner un nouvelle bouffée d’air à ma vie dans d’autre perspective. Mais le prix en sera mon pire échec et mon plus grand regrets pour les années à venir. Ambivalences, encore.

Vendredi tout vas mal, et pas que pour moi. Stéphane à été recalé, Alain à aussi laissé tomber son exam. Et puis il y a Sébastien qui débarque chez moi. Il ne savais pas ou aller et il est venus ici. Peut-être simplement parce qu’il n’y avais nulle part d’autre, mais ça me touche quand même. Ses larmes me blessent. Parce que je ne sais pas comment y répondre déjà, il y a des détresses qu’on ne sait pas partager. Mais aussi parce que c’est simplement ignoble. J’en soufre aussi, par empathie déjà, puis pour tout ce que ça représentait à mes yeux. Il y a une grande colère en moi, grave et profonde, des blessures qui ne guériront pas de sitôt. C’est la fin d’une époque et ça me retourne.

Le reste de la journée en est devenue éther, cotonneuse, sans goût, sans saveur aucune. Je ne mange pas et je vais dormir avec une tristesse qui ne m’avais plus atteinte depuis longtemps. Le bilan est amer. Je repense à ces trois dernières années et à tous ces échecs autour de moi. L’invincibilité de tous qui, tour à tour, vola en éclat. Pauvre Cassandre, comme je la comprend et comme cela me blesse de n’y avoir rien pus.

Alors, Samedi vint

Le hasard est quand même une garce. Il y a des jours comme ça ou il vous prend par la main et vous emmène la ou vous n’auriez jamais imaginé, pour le meilleur et pour le pire. Le hasard Samedi commença par prendre la forme d’une rencontre, Alain et Thomas pour être précis. À vingts secondes près elle n’aurais pas eu lieu et rien de tous ceci ne serais arrivé. Vingts secondes, une longue respiration, un monde de différence.

Me voilà embarqué pour un marathon photo improvisé à travers la belle ville de Liège. L’acédie à ses limites aussi, il fait beau, très agréablement beau et la compagnie est excellente. La marche et les délires, un repas entre amis, l’oubli de demain et d’hier pour se concentrer sur ce qu’on a à l’instant. Et les aléas de maintenant sont déjà tellement étrange.

Le hasard samedi ce fut aussi Arnaud, une autre rencontre fortuite. La ballade nous a mené à travers la ville alors que les mots échangés nous faisait traverser la vie. Il est des gens comme ça avec qui je n’arrive qu’à parler franchement. J’essaye pourtant de réfréné ma sincérité pour ne pas les en encombrer., mais je n’y arrive pas. Ou c’est peut-être ce qu’ils cherchent, je ne sais pas. Toujours est-il que, couché dans l’herbe ou pérégrinant sur les boulevards, je parlais à coeur ouvert et que cela me fis plaisir et du bien, plus que je voudrais l’avouer.

Échouant, malgré toute mes réticences, au concert des fêtes de la musique cette pute de hasard continua sur sa lancée. J’y retrouve Nicolas, mon coloc. Je suis toujours fâché contre lui à vrai dire. Un an que nous somme en froid. Mais samedi, je n’avais pas le courage de repousser sa chaleureuse accolade. Et dans son sillage, trois jeune filles, jeunes, jolies et seules. Des française, étudiante en première année de logopédie, il n’y a vraiment que Nico pour arriver à monter des plans pareil.

Samedi étant ce qu’il est, pleinement conscient d’aller au devant des pires problèmes de l’univers, au lieu de m’enfuir en courant, je décide de faire connaissance. Draguer n’a jamais eu aucune signification pratique pour moi, pourtant je ne vois pas d’autre mot à appliquer à cette situation. Étrange monde. D’après ce que j’en ai vus, Aurore est une fille gentille, drôle, cultivée et pour ne rien gâcher jolie. On vas résumer ça en elle me plaît. Je ne sais pas si j’aurais une occasion de la revoir, je ne sais pas si elle le voudrais, peut importe … C’est l’infime chance d’un possible qui crée l’espoir. Et l’espoir c’est vraiment la dernière chose qu’il me reste au fond. Alors samedi, j’ai cultivé l’espoir.

Et le dimanche, repos

Le calme après la tempête, dimanche il pleut. J’écoute et je rédige, je crée et j’expie. Le dimanche, la vie c’est de la merde, comme les autres jours. Il faut juste en profiter tant qu’on peut. Et puis il y a de l’espoir, le truc le plus ambivalent de la galaxie, la plus grande force qu’il me soit jamais donné et ma terrible faiblesse.

Dimanche je voudrais savoir ce que vendredi et samedi m’ont apporté. Je réfléchis à ma vie, à ce qu’elle est, à ce qu’elle sera, à ce que je voudrais qu’elle soit. Dimanche j’essaye je me dis que ma vie est la, mais qu’il lui manque quelque chose. Une chose simple, mais si compliquée à obtenir, une chose qui vas conditionner l’ensemble.

Ma vie, il lui reste un titre à trouver.