Il y a des mois comme ça ou le temps s’écoule différemment. Pas vraiment plus lentement mais plutôt de manière aseptisée, hors du temps presque. Des moments soi-disant de questionnement qui sont en fait consacré à l’attente. Non pas dénué de réflexions, mais de décisions. En fait ça s’apparente plus à de la temporisation, une manière de prendre du recul sur ses sentiments pour au final se laisser guider par eux.
À la croisée des chemins, dit on, tout est possible. Ça à l’air facile comme ça, tant que ce n’est qu’une figure de style à la limite du cliché. Évidemment quand c’est moi qui m’y retrouve c’est beaucoup plus flous. Pourtant assuré du soutient de tous, c’est toute l’insécurité de la vie qui me harcèle. Quelle consistance donner à sa vie quand on est trop conscient de ses faiblesse pour encore oser espérer ses rêves et trop réaliste sur l’avenir pour ne pas en être blasé, indifférent presque ?
J’ai besoin de changer d’air. Tant parce que j’étouffe dans mon monde actuel que parce que je ne me sent plus à sa hauteur. Il y a de la fuite la dedans, des regrets aussi, beaucoup. Mais voilà, je suis sans doute trop vieux maintenant pour mourir d’un échec alors ça sera le changement. Il y a les douleurs de ce que j’abandonnerais derrière moi, un deuil à vivre. Mais il y a aussi du soulagement et de l’espoir : Nouveaux départ, nouveaux défis, nouveaux horizons avec au final peut-être, respirer.
Pour paraphraser mon grand-père, ce génie méconnu, c’est bizarre comme la vie est bizarre.
Apparemment c’est ça devenir adulte, non pas assumer ses choix, mais être seul à les faires.