Archive de août, 2006

Des espaces d’états

Dimanche, 6 août 2006

Des nuits d’amertume et de larmes, sauf que j’ai finis de pleurer. De nuits pour se retrouver aussi après une trop longue obscurité. Du temps qu’on partage et des mots comme des blessures, qui n’en finissent pas. Des moments qu’il n’est besoin d’écrire si ce n’est pour le souvenir sans devoir l’évoquer.

Puis il y a d’autres espaces ou l’on évoque projets et idées, réveillant de vielles amertumes et remuant le passé. Des blessures acquises sur les champs de bataille qui brûlent encore d’avoir voulu tant donner et avoir été tant trahis. C’est l’histoire d’une vie enfermée dans le cliché tragique.

Il viendra peut-être le temps des pardons mais il est loin, occulté par l’espace des excuses à donner.

Namur, 06/08/2006

les choix, les attentes

Vendredi, 4 août 2006

Il y a des mois comme ça ou le temps s’écoule différemment. Pas vraiment plus lentement mais plutôt de manière aseptisée, hors du temps presque. Des moments soi-disant de questionnement qui sont en fait consacré à l’attente. Non pas dénué de réflexions, mais de décisions. En fait ça s’apparente plus à de la temporisation, une manière de prendre du recul sur ses sentiments pour au final se laisser guider par eux.

À la croisée des chemins, dit on, tout est possible. Ça à l’air facile comme ça, tant que ce n’est qu’une figure de style à la limite du cliché. Évidemment quand c’est moi qui m’y retrouve c’est beaucoup plus flous. Pourtant assuré du soutient de tous, c’est toute l’insécurité de la vie qui me harcèle. Quelle consistance donner à sa vie quand on est trop conscient de ses faiblesse pour encore oser espérer ses rêves et trop réaliste sur l’avenir pour ne pas en être blasé, indifférent presque ?

J’ai besoin de changer d’air. Tant parce que j’étouffe dans mon monde actuel que parce que je ne me sent plus à sa hauteur. Il y a de la fuite la dedans, des regrets aussi, beaucoup. Mais voilà, je suis sans doute trop vieux maintenant pour mourir d’un échec alors ça sera le changement. Il y a les douleurs de ce que j’abandonnerais derrière moi, un deuil à vivre. Mais il y a aussi du soulagement et de l’espoir : Nouveaux départ, nouveaux défis, nouveaux horizons avec au final peut-être, respirer.

Pour paraphraser mon grand-père, ce génie méconnu, c’est bizarre comme la vie est bizarre.

Apparemment c’est ça devenir adulte, non pas assumer ses choix, mais être seul à les faires.