Archive de septembre, 2006

Continuité

Samedi, 30 septembre 2006

Des mots, des notes
occuper ma tête
des instants à effacer
à détester le temps qui passe
s’enfoncer dans le présent
s’y oublier.

Des cris qui masquent
les pleurs d’une vie
l’amour absent, le dénis
ces traces de temps qui manque
et qui même, font mourir l’envie

- 30/09/2005

27 Septembre 2005, 23h15

Mercredi, 27 septembre 2006
dessin d'un carnet d'un bus sur l'autoroute

Des petits points qui s’échappent dans le noir.
Quelques feux de position dans un océan d’obscurité.
et ils s’enfuient,
et ils s’éclipsent.

des amitiés mortes, que peut-on conclure ?
Au fond, l’amour, c’est de l’instantané
ça passe, ça change
et les gens disparaissent

J’y pense, ces quelques bribres
images, des instantanés
la ou l’éphémère rejoint le beau
il y’a l’amour qu’on croise


un an déjà.

Marginalement Instable

Mardi, 19 septembre 2006

L’espoir à cette propriété d’appartenir autant à un devenir possible et donc à l’irréel qu’à la volonté consciente d’un être et donc à la concrétisation éventuelle qui s’en dégage. Pour cela nous dirons que l’espoir est marginalement instable.

L’espoir bascule sans cesse entre les domaines du possible et l’imagination. Épris de cette dualité étrange il forme une sorte de ciment moral qui peut raccommoder les fêlures de la vie tout en continuant à nous entraîner lentement mais sûrement vers le fond.

On peut dire que l’espoir à donc un poids et un coût.

Un poids parce que sans lui le tissu social s’autodétruirais instantanément; l’individu sans espoir, perdu dans l’(im)monde ne tient que du désespoir et par conséquence en devient autodestructeur.

Un coût parce qu’il entretient l’illusion et le mensonge. L’espoir en devient meurtrier; une drogue douce et insidieuse à forte dépendance.

L’espoir est donc à la base de la tendre indifférence du monde, il l’entretient tout en la contenant, le reste n’étant qu’une dynamique entre ces deux facteurs. Il oscille toujours entre ces deux mondes, l’irréel et le réel, y créant cette frontière perméable. Il est toujours là, propre à l’humanité, toujours marginalement instable.

– juillet 2005