Martin Winckler
Jeudi, 18 janvier 2007Je vous fait part aujourd’hui d’une découverte qui m’a profondément émus, un homme, Martin Winckler, à travers notamment d’un livre, La maladie de Sachs.
J’avais déjà entendus parler des deux, notamment à travers ses chroniques régulière très touchantes : « j’ai mal là » ou « écrits sur le vent » sur Arte Radio. Puis je suis tombé par hasard sur le livre et je l’ai acheté sur une impulsion.

Dans la salle d’attente du docteur Bruno Sachs, les patients souffrent en silence. Dans le cabinet du docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu’il soigne.
Mais qui soigne la maladie de Sachs ?
Outre les aspects technique, un style narratif fort original (bien que déroutant), une symbolique bien construite, etc., c’est au niveau l’émotion que ce situe la grande réussite de ce roman. Parce qu’il vous prend aux trippes quand vous ne vous attendez pas, parce qu’il parle avec une grande finesse d’une chose qui nous est commune à tous : l’être humain.
J’ai vus infiniment plus de mariage de convenance que d’avortement de convenance. La plupart des couples se détestent et ne veulent surtout rien y faire. La dépendance matérielle, symbolique, sociale et affective est telle, pour l’un comme pour l’autre, qu’ils se refusent à se séparer parce qu’il savent que ce qu’ils ne parviennent pas à faire ensemble, ils seront incapable de le faire seul. Vivre en couple c’est tellement plus confortable que la solitude. [...] Et donc se mettre en ménage, c’est se ménager.
À travers les pages, où le héros se dévoile, l’auteur nous parle de ces hommes et femmes que nous sommes avec une verve poignante. À tel point qu’aujourd’hui, je ne puis que reconnaitre que Martin Winckler est un des plus grand humaniste qu’il m’ait été donné de lire.