Archive de janvier, 2007

Martin Winckler

Jeudi, 18 janvier 2007

Je vous fait part aujourd’hui d’une découverte qui m’a profondément émus, un homme, Martin Winckler, à travers notamment d’un livre, La maladie de Sachs.

J’avais déjà entendus parler des deux, notamment à travers ses chroniques régulière très touchantes : « j’ai mal là » ou « écrits sur le vent » sur Arte Radio. Puis je suis tombé par hasard sur le livre et je l’ai acheté sur une impulsion.

Couverture du livre la maladie de sachs de martin winckler

Dans la salle d’attente du docteur Bruno Sachs, les patients souffrent en silence. Dans le cabinet du docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu’il soigne.
Mais qui soigne la maladie de Sachs ?

Outre les aspects technique, un style narratif fort original (bien que déroutant), une symbolique bien construite, etc., c’est au niveau l’émotion que ce situe la grande réussite de ce roman. Parce qu’il vous prend aux trippes quand vous ne vous attendez pas, parce qu’il parle avec une grande finesse d’une chose qui nous est commune à tous : l’être humain.

J’ai vus infiniment plus de mariage de convenance que d’avortement de convenance. La plupart des couples se détestent et ne veulent surtout rien y faire. La dépendance matérielle, symbolique, sociale et affective est telle, pour l’un comme pour l’autre, qu’ils se refusent à se séparer parce qu’il savent que ce qu’ils ne parviennent pas à faire ensemble, ils seront incapable de le faire seul. Vivre en couple c’est tellement plus confortable que la solitude. [...] Et donc se mettre en ménage, c’est se ménager.

À travers les pages, où le héros se dévoile, l’auteur nous parle de ces hommes et femmes que nous sommes avec une verve poignante. À tel point qu’aujourd’hui, je ne puis que reconnaitre que Martin Winckler est un des plus grand humaniste qu’il m’ait été donné de lire.

La chambre est bleue (as the world)

Mardi, 16 janvier 2007

C’est la lumière du jour qui se lève et qui transperce faiblement les épais rideaux. J’ai trop chaud sous la couette, j’ai beau la retourner du cotés froid, je n’arrive pas à dormir. J’ai un mal de crâne symptôme de fatigue, mais je n’ai pas sommeil. Huit heures vingt trois, je ferais aussi bien d’aller à la boulangerie.

Cette nuit j’ai découvert un regard qui m’a profondément émus (je vous en reparlerais) et un nouveau mot : « consubstantiel », c’est joli. Cette nuit j’ai pleuré pour lui, cette nuit j’ai regretté pour elle. Mes éléments discrets … les émotions me blessent, mais visiblement on vis pour ça, des machines à ressentir, et puis on meurt, c’est triste.

Et puis j’ai veillé en me retournant, espérant des issues de secours à défaut des voies de garage, réfléchissant à mes moyens d’expressions, mes opportunités de guérisons et mes chances de rémissions.

Et c’est la que je me suis aperçus que le monde était bleu. C’est joli, c’est triste.

Le signe

Dimanche, 14 janvier 2007

S’il est des choses qui ne trompent pas, se connaitre exhaustivement reste pourtant d’une telle complexité pour soi-même qu’on peut, sans trop s’avancer, dire que cela relève de la gageure pour les autres. Au delà du jeu des mots et des appréciations, j’aurais donc cette petite réflexions à vous livrer. Je la note alors qu’elle me vient, pour la postérité.

Je me considère comme quelqu’un de passionné et sincère. Or, une des choses que je déteste le plus en moi, c’est cette façons que j’ai de systématiquement trahir ma propre sincérité.

J’ai du mal à estimer l’impact que ceci à sur les autres mais je mesure par contre tout à fait le mal que cela me fait à moi-même. Je suis coupable de ma propre faiblesse en n’arrivant jamais à respecter mes propres engagements alors que j’y suis moralement attaché.

En 2007, l’avenir reste incertain mais j’aimerais dépasser cet pierre d’achoppement. Encore une promesse sincère, encore une que je vais pouvoir trahir.

J’ai vomi dans mes cornflakes

Vendredi, 12 janvier 2007

Via blogingthenews. Et puis rendons à césar ce qui est à césar : Tapas Nocturn.

Rassurez-vous, je ne compte surement pas prendre pour habitude de relayer les milliers de vidéos idiotes (ou pas) qui m’atteignent chaque jour, surtout si celles-ci sont dans un format propriétaire illisible pour certains de mes lecteurs (toujours pas de flash pour 64 bit par exemple). Mais celle-ci ma particulièrement émue, alors je vous en fait part.

edit: pour tout ceux qui ne peuvent directement afficher du flash, voici le lien vers la vidéo en format FLV (supporté par ffmpeg). Et je vous conseille GooTube Retreiver qui marche plutôt bien.

Ces petites choses qu’on croit

Mardi, 9 janvier 2007

Ho désespoir, ho infamie, depuis 6 mois que j’avais ouvert cet espace, nul retour ne m’atteignait. Point de commentaire, point de participation. Ah je m’étais fais une raison, mon assez faible lectorat était partagé entre ceux qui sont trop amibe pour s’inscrire (ha ben oui sinon on se fais polluer par du spam de commentaire) et ceux qui n’en avait rien à faire (j’y inclus par pur poujadisme ceux qui n’ont rien à dire).

C’est alors que ma conscience chaotique mais néanmoins ami, Sébastien, me fais remarquer qu’en fait on ne sait pas s’inscrire. Ha bah oui, forcément, vus comme ça, ça vas moins bien marcher.

Alors voilà, c’est corrigé, profitez-en (ou pas).