Archive de mars, 2007

Des envies (2)

Jeudi, 29 mars 2007

À tous ceux qui font mon quotidien, à toutes ces personnes qui sont dans mon coeur et qui m’apporte ce que je suis :

Merci !

Merci pour ces soirées de folies, merci pour la magie, merci de me donner l’envie de vivre, de courir, d’écrire. Merci de me faire espérer, de me donner de l’appétit. Merci de crier, merci de briller, merci pour ces larmes …

Le jour se lève, je vous Aime, et ça ne fais que commencer !

- grima, simple super héros

La vie appartient à ceux qui rêvent trop.
– grand corps malade

les Avenirs (premier extrait)

Samedi, 24 mars 2007

- Gad’ papa
- C’est une coccinelle ma chérie
- cossinel
- mmmhmmmm
Une gerbe rouge et noire qui jaillis d’un vrombissement pour rejoindre les nuages. « Partis » me dit-elle de ses grands yeux avant de repartir à la découverte du jardin. Des petits pas maladroit qui un jour deviendront grand, pas trop vite j’espère. Il a plus ce matin alors l’herbe est douce.

Arrêter de rêvasser, le travail m’attend ou c’est à sa mère qu’il me faudra affronter. Les même yeux qui peuvent vous figer comme vous convaincre de n’importe quoi. Le monde à changé mais les femmes le dirigent toujours. Mais sans Elle, est-ce que cela aurais vraiment valus la peine de traverser toute ces épreuves … La petite est tombée et pleurniche … Voilà du calme, les bisoux magiques sont toujours aussi puissant, même après le peak oil.

Ce soir les Burtons viennent diner, on vas pouvoir refaire le monde, encore une fois.

Des envies

Jeudi, 15 mars 2007

Quitte à faire dans le cliché, il y a comme un truc dans l’air. Un courant d’air en fait, un vent nouveau qui pousse au changement. C’est le printemps qu’ils disent, peut-être, mais c’en est effrayant d’être aussi tributaire d’un truc aussi immuable que les saisons.

En attendant hier je somnolais dans le train, coté fenêtre avec ce soleil particulier. Je me disais que c’était affreux, je n’ai que l’amour en tête, c’est à la fois enivrant et obsédant. Que j’écrivais sur l’amour, que j’y pensait, que j’essaye de le vivre et que je l’espérais aussi. Au fond vivre ça serait la nécessité d’aimer, parce qu’en tant qu’être humain, un animal social, j’ai besoin de m’épanouir dans un groupe et que, comme on ne vis que pour s’intéresser, l’amour devient une nécessité. En écrivant ce texte, je me rapelle cette citation :

Que la vie vaille ou non la peine d’être vécue, qu’elle vaille ou non, plutôt, la peine et le plaisir d’être vécue, cela dépend de la quantité d’amour dont on est capable.
    - André Compte-Sponville, Présentations de la philosophie

Et je me dis qu’en fait, je ne l’avais pas vraiment comprise jusqu’à aujourd’hui.

Au final j’accepte que j’ai envie de retomber amoureux, même si je m’étais promis que non. Que j’ai ça au fond des tripes et que c’est comme ça qu’on doit vivre. Mais en même temps ça m’effraie et je voudrais dire que non, douce ambiguité pour changer.

Un instantané

Lundi, 5 mars 2007

Essuyer ses larmes, en laissant s’échapper l’eau de vaisselle. Ouvrir les fenêtre en grand, le soleil brille. Sentir le vent couler sur son visage, il fait froid. Monter le son, Muse commence Black Holes And Revelations.

La fin du monde ressemble à ça.

Une pause

Samedi, 3 mars 2007

J’ai besoin d’air, respirer un moment. Trop de choses qui se précipitent, trop peu de temps pour les gérer. Histoire d’une semaine et quelques, digression métaphysique, récit d’un bout d’une vie.

Tout d’abord je suis demandeur d’emploi. La décision d’arrêter les études n’a pas vraiment été facile et n’était d’ailleurs pas forcément la meilleure. Mais elle à eu au moins le mérite de débloquer une situation d’enlisement dont je ne me serais pas sortis, au moins ça c’est sûr. En attendant je ne sais pas trop ce que je vais pouvoir faire de ma vie, ce qui laisse la situation en partie dans un état identique en fait.

Plus jeune mon objectif à toujours d’être aux études universitaires. À la fois pour m’échapper de chez moi, mais aussi parce que ce milieu m’attirait, c’était mon objectif à atteindre. J’ai eu la chance de pouvoir largement y gouter et je ne le regrette pas, ce fut une expérience très intéressante qui m’a permis de constituer un tissus social de qualité.

Cette digression pour expliquer que je n’ai jamais vraiment réussis à envisager l’après. Aujourd’hui je referme le chapitre de mes études, avec beaucoup d’insuccès, pas mal de regret, beaucoup de dommage et un brin de « tant pis », mais c’est sans savoir quel autre chapitre je vais bien pouvoir commencer à écrire.

Toujours est-il que j’ai postulé pour une formation (entretient le 12/03). Mais elle m’imposerais de retourner 6 mois dans l’Ardenne de mon enfance que j’ai justement tout fait pour quitter, ce qui me rend assez partagé. D’un autre cotés j’ai viscéralement besoin de réussir quelque chose avant de pouvoir m’accomplir, à la fois pour le papier, mais aussi pour me prouver que j’en suis capable.

Puis je suis rentré à liège, monter une config pour Alain, creuser des tranchées dans le jardin, préparer une config pour Louis, entretenir les configs d’Anne. Mais aussi aller au FOSDEM, diner avec Yvette, une virée improvisée à Chevetogne, soirée jeu chez Catherine et le bal des ingénieur. Des expériences de la vie des autres, un peu d’argent, des sourires, des excuses trop tardives et l’amour des autres toujours aussi compliqué à exprimer.

Aujourd’hui j’avais besoin de respirer, me reposer, laisser la brise emporter le reste autour de moi. Mais il est de sourdes inquiétudes qui me guettent au passage, des fantôme prêt à revenir me tarauder, m’abimer. Et personne pour les partager (voire l’horreur de la nécessité de la compassion sincère).

En plus il suffit que j’arrête le chauffage pour que ça se mette à cailler.