J’ai besoin d’air, respirer un moment. Trop de choses qui se précipitent, trop peu de temps pour les gérer. Histoire d’une semaine et quelques, digression métaphysique, récit d’un bout d’une vie.
Tout d’abord je suis demandeur d’emploi. La décision d’arrêter les études n’a pas vraiment été facile et n’était d’ailleurs pas forcément la meilleure. Mais elle à eu au moins le mérite de débloquer une situation d’enlisement dont je ne me serais pas sortis, au moins ça c’est sûr. En attendant je ne sais pas trop ce que je vais pouvoir faire de ma vie, ce qui laisse la situation en partie dans un état identique en fait.
Plus jeune mon objectif à toujours d’être aux études universitaires. À la fois pour m’échapper de chez moi, mais aussi parce que ce milieu m’attirait, c’était mon objectif à atteindre. J’ai eu la chance de pouvoir largement y gouter et je ne le regrette pas, ce fut une expérience très intéressante qui m’a permis de constituer un tissus social de qualité.
Cette digression pour expliquer que je n’ai jamais vraiment réussis à envisager l’après. Aujourd’hui je referme le chapitre de mes études, avec beaucoup d’insuccès, pas mal de regret, beaucoup de dommage et un brin de « tant pis », mais c’est sans savoir quel autre chapitre je vais bien pouvoir commencer à écrire.
Toujours est-il que j’ai postulé pour une formation (entretient le 12/03). Mais elle m’imposerais de retourner 6 mois dans l’Ardenne de mon enfance que j’ai justement tout fait pour quitter, ce qui me rend assez partagé. D’un autre cotés j’ai viscéralement besoin de réussir quelque chose avant de pouvoir m’accomplir, à la fois pour le papier, mais aussi pour me prouver que j’en suis capable.
Puis je suis rentré à liège, monter une config pour Alain, creuser des tranchées dans le jardin, préparer une config pour Louis, entretenir les configs d’Anne. Mais aussi aller au FOSDEM, diner avec Yvette, une virée improvisée à Chevetogne, soirée jeu chez Catherine et le bal des ingénieur. Des expériences de la vie des autres, un peu d’argent, des sourires, des excuses trop tardives et l’amour des autres toujours aussi compliqué à exprimer.
Aujourd’hui j’avais besoin de respirer, me reposer, laisser la brise emporter le reste autour de moi. Mais il est de sourdes inquiétudes qui me guettent au passage, des fantôme prêt à revenir me tarauder, m’abimer. Et personne pour les partager (voire l’horreur de la nécessité de la compassion sincère).
En plus il suffit que j’arrête le chauffage pour que ça se mette à cailler.