Archive de novembre, 2007

Ooops

Vendredi, 30 novembre 2007

Tout était bien.
– J.K. Rowling – Harry Potter et les Reliques de la Mort

Je referme la huit-cent dixième pages du livre sur un sourire walt-disney. Déçus qu’il ait fallut attendre la deux centièmes pour se sentir emporter, ravis que les cinq cents suivantes m’aie tenus en haleine depuis hier soir. Allez il est temps de dormir un peu … ha oui … en fait le réveil sonne dans dix minutes …

Ce matin, j’ai cours, cet après-midi j’ai un entretien, ce soir je part en week-end scout de trois jours. Passer toute la nuit à lire, rognant encore mes heures de sommeil, c’était pire que déraisonnable. Complètement idiot, totalement insensé et fichtrement inconséquent.

D’un autre cotés, qu’est-ce que c’est bon d’avoir encore treize ans.

On frappe à la porte !

Jeudi, 29 novembre 2007

C’est un de ces soir ou je laisse courir mes mots, parce que parfois faut pas oublier de dire toutes ces choses la, tant qu’il est encore temps.

Je connais un tas incroyable de gens tout à fait extraordinaire. Tous dans leur style, extravertis ou timides, moules ou engagés, des gens particuliers, qui sorte du lot et qui tue les archétypes. Je ne vais pas les embarrasser en les citant tous (au risque d’en oublier trop), mais qu’ils sachent que je les aimes, et que tout l’or du monde ne vaut rien à leur présence et nos rires.

Sur un air de Roger Glover, je continue un petit bonhomme de chemin.

Telle est ma quête,
Suivre l’étoile !

What kind of world do you want ?

Lundi, 26 novembre 2007

Encore des heures qui s’écoulent, le temps d’une blessure ou je me perd. Des heures et des trains qui m’emmènent au loin, vers des contrées inconnues et des capitales. Des rencontres, des poignées de mains, d »espoirs en promesses qui flattent mon imaginaire. Des tas de vies qu’on voudrait me voire endosser, des où je pourrais me couler, des où je pourrais m’ennuyer. Des promesses, des rêves et un peu de réalité. Puis ces routines qui m’étouffent et me sauvent, des foulards, les senteurs de Paris, d’autres univers, d’autres vies qu’on me fait endosser.

Ce soir, je reste avec mes rêves idiots d’Amour, à regarder la ville dans le noir, à ressasser les grues géantes et le sourire des girafes. Je reste là, simplement avec moi même, histoire de m’entendre un petit peu dans ce tumulte. Moi qui me donne tant de mal pour me faire croire que je vais conquérir ma vie. Au fond, j’aime mon coté naïf presque autant que mes sarcasmes. J’aime mon sourire sur moi même, acerbe et indulgent.

Hier au saloon, à refaire le monde avec le gringos, le même depuis le début en fait. Je me souviens, j’étais au fond près du piano atone, alors que Lennon chantait. D’autres heures, d’autres rêves. Il me reste tant de choses à découvrir, tant de filles à conquérir et des magies à mettre en œuvre. Demain m’appelle et je m’enivre. Demain m’appelle sous la pluie, la neige, la grêle et l’arc-en-ciel.

J’imagine des vies, de celles qui sont possibles, de celles qui ne le sont pas. Je fais des rêves que je ne regrette pas vraiment pour me coucher dans un doux nuage cotonneux teinté de nostalgie. Je crois que je commence à apprécier cette mélancolie.

What kind of world do you want ? Il n’en tient qu’à nous, notre choix, ce que nous en ferons, ensembles, tous ensembles. Faites attention à ce que vous voudrez, les étoiles vous regardes !

Le temps passe vite …
Mais il ne passe pas si mal !
– une fée précieuse

Oraison funèbre

Samedi, 10 novembre 2007

À vous tous qui êts rassemblés ici en ce jour pour dire un dernier au revoir à Henry, j’aimerais maintenant vous dire ces quelques mots à sa mémoire.

Car aujourd’hui, notre mémoire collective est seule à même de combler le vide que sa disparition trop brutale laisse en nous. Rappelons-nous donc, tout ceux qui l’ont côtoyé, tout ceux que sa force ont touché, rappelons-nous aujourd’hui de l’homme d’exception que nous avons eu la chance de rencontrer et finalement, remercions le une dernière fois pour tout ce qu’il a été.

Certains se souviendrons de sa fore morale à toute épreuve, d’autres de sa Foi inébranlable. On se souviendra également sans aucun doute de sa carrière politique et sociale exemplaire, préoccupée par les autres. Enfin, on n’oubliera pas le modéle de tolérance qu’il nous à imposé, le mari attentionné, le père et le grand-père inoubliable.

Je crois que personnellement, je me rappellerais toujours sa façons espiègle de nous forcer à terminer la tarte chez lui, les dimanches après-midi.

Mais au delà de toutes ces choses, je voudrais vous évoquer celle dont, j’en ai l’intime certitude, il était le plus fier. La chose qui était la plus belle réussite de sa vie pourtant bien remplie : Carine, Monique, Annie, Gérard, Lola, Sam, Ravi, Louis, Maïlys, Renaud, Soumeïla, Denis, Maxime, Halima, Hélène, Benoit et Edouard. Quatre enfants et treize petits-enfants qui ne l’oublieront jamais.

Pleurons, Puisque nos coeurs sont en peines ! Vidons toutes les larmes, laissons les couler en ce jour pour dire notre dernier adieux à cet homme. Mais, parmi cet orage amer, n’oublions pas de nous réjouir pour cette chance magnifique de l’avoir connus.

Henry, moi qui t’ai connus, merci et adieux.

Des jours meilleurs

Jeudi, 1 novembre 2007

Je prend le temps de me poser quelques instants, de souffler ces quelques mots, histoire de me vider ma tête. Trop de choses se déroule en ce moment, beaucoup trop pour qu’un simple récits ne se rattrape pas de platitude. Trop de larmes et de désespoirs, trop de douleurs, de colères et de rancœurs contenues. Et puis tellement qui restent à réaliser. Je manque de temps et de moyen pour tout, j’ai conscience de passer à cotés de gens et d’opportunités, et cela me ronge profondément.

Un jour on se retourne et on se rend compte qu’une personne aimée à disparue. Elle n’est simplement plus là, parfois vous découvrez une autre personne à la place, parfois l’incertitude de l’absence qui vous martelè les tempes. Mais toujours elle ne fais que laisser un grand vide dans votre cœur, une profonde déchirure qui vous brule. Vous vous retournez dans une froide matinée brumeuse d’octobre pour découvrir qu’une part si précieuse de votre existence n’est plus là. Vous la cherchez, par monts et vaux, vous la cherchez, au plus profond de vous-même, mais c’est trop tard. Alors on regrette, on culpabilise de ne pas avoir affiché avec force ce que ces personnes la représentaient, de ne pas avoir parlé d’amour, de ne pas avoir compris la place qu’elles prenaient.

On continue, en se disant que ça ira mieux demain, on cherche son espoir et on se raccroche à tout et rien. On perd le fil et on avance tout droit en priant, c’est le mot. Je comprend aujourd’hui peut-être plus que jamais ceux qui assument une foi quelle qu’elle soit, cette nécessité impérieuse d’une certitude, même irrationnelle afin que tout ça aie quand même un sens.

Pour qu’à la fin, il n’y ais pas que les larmes, même si pour ce soir je ne vois rien d’autre qui conviennent mieux.