Archive de novembre, 2010

Nos champs de cotons

Mardi, 30 novembre 2010

Comme la nuit, le ciel couleur bitume, tombe.
Ou est-ce la brume qui monte ?

De grands poteaux se projettent sur le drapeau blanc des souvenirs.
Dans la couleur des réverbères, il neige sur liège.

Un goût de mandarine et une couverture,
voile délicat pour les reflets cramoisis,
de la ville, et de son smog,
étouffée, apaisée et assourdie.

À quoi bon mes soleils d’hiver dans l’obscurité blanchie.

Une perspective de génie

Vendredi, 19 novembre 2010

Mieux vaut tard que jamais comme on dis.
Mer 26 Mai 2007
BBQ 29 Juillet 2010

Fièvre un jeudi soir

Mercredi, 17 novembre 2010

Je m’enroule dans la couette. Je n’ai personne ou aller… Il fait froid. Qu’est-ce qui m’empêche pourtant de rallumer la chaudière ? un petit morceau d’inquiétude.

Installer ma trompe et me laisser bercer. Si tu ne veux pas qu’on parle…. Je reste là, à l’écoute de ma carcasse, attentif à mes humeurs, à mes douleurs. À attendre que ça passe …

La chaleur m’étouffe, je suis frigorifié. Mon cerveau picote. Comme dans un nuage. Le vent souffle et la fenêtre s’anime. Des graines de pluies. Tordre. Quelqu’un qui nous enlace. Sans couronne, je siège.

Qu’ais-je réussis ? comme un arrière gout de tristesse Ou est ma force pour y ajouter ? Si demain est une promesse, il y manque l’eau chaude. Arriver à usure. Sans craintes.

Ma mère, son image. Nous croyons aux mystères Un manque. Chaque jour vient chasser l’autre.

L’air vibre, la rythmique s’échappe. L’air s’éteint, la mélodie me dévoile, clos, crispé, endormis.

Histoire d’un aller et retour

Mardi, 2 novembre 2010

TomTom se trompe et m’envoie à travers champs. La vallée déploie ses trésors de cuivre et d’or. Le Condroz est sublime dans son manteau de brume. L’impatience d’arriver ne rompt pour autant le charme des ces averses de feuilles. L’automne me surprend au Samain. J’ai envie de m’arrêter, juste pour contempler. Mais l’âtre chaud m’attend et l’envie de rejoindre ceux qui l’entoure est la plus forte.


- À dans deux semaines
- Non, à la semaine prochaine

Je m’arrête quelques secondes intrigué.

- C’est vrai, on est lundi.
- Non, on est mardi

Hervé à raison. Vendredi c’était hier pourtant. Tout se mélange, les impressions fugaces, les souvenirs d’émotion et les rires partagés.


Les phares de la berline se reflète sur le mur blanchâtre de la brume. L’obscurité inquiétante se dévoile le long de la ligne blanche.
Tout me fait mal, la lumière, la fatigue, la crève et la gueule de bois. Mais quitte à mourir de quelque chose, autant que ça soit d’avoir exagéré.
Je traine ma carcasse jusque chez moi, jusque l’année prochaine.

Pour les Trõll aussi, le blues est blanc.