La petite note de subjectivité

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément »
-Boileau

Décrire, non pas seulement physiquement mais de manière plus complète, exhaustive dirons-nous, une personne relève d’une réelle utopie. Cette constatation peut sembler triviale, mais cela n’enlève rien à son côtés fondamental: Une personne (qui est un être humain social) est une fresque étrange, composée de son corps, son être (la raison, le conscient et l’inconscient), ses relations sociales, chacun des plus infimes détails et son histoire et des interactions entre les précités. Mais aussi de tous le reste, qui n’est pas cité et qui pourtant font cette personne unique parmi toutes les autres. En ce sens, toute personne semble représenter une maille continue d’un grand réseaux complètement interdépendant bien plus qu’un élément séparé du réel qui pourrait être facilement décrit. Le langage, ni aucune autre forme d’expression ou science ne sont capables d’exprimer l’entièreté de ces informations, l’amour lui même, n’y suffit pas. Ce sont simplement des outils inadapté à cette tâche et il n’en existe pas d’autre. Pourtant nous parlerons de ces personnes tout de même … mais plutôt que de les décrire, j’aime à dire que nous allons les « synthétiser »: En retirer quelques informations principale et en établir la ligne directrice. La simplicité même. Mais il devient alors évident que notre écrit relèvera d’une toute autre forme de subjectivité expressive, plutôt que de cette relative objectivité descriptive auquel nous sommes, vous et moi, habitué. C’est aussi une nouvelle forme d’expression, non pas originale car tant d’autre l’ont déjà emprunté sous tant de forme, mais chaque personne étant unique, elle se renouvèle toujours. La subjectivité est totalement inhérente à mes tentatives de synthèse, non seulement parce que tous mes outils (sens, paroles, écritures) sont subjectifs mais aussi parce que inévitablement je ne puis que vous livrez mon analyse, comme si la raison elle même devenait subjective car attachée à une réalité et non à un idéal. C’est une fatalité.

En conséquence,

Les quatre chapitres à venir, intitulé « élément discret » auront leur propre forme expressive. Pardonnez donc dors et déjà toute l’incroyable et stupide subjectivité dont je ferais preuve et qui ne pourra que m’induire en erreur. Oui c’est chapitre sont faux. Faux et inéquitable, bien qu’à mon être ils sonnent vrai et juste. Désolé à toi donc, lecteur, de te gruger ainsi. Et en espérant que ces quatre là ne m’en veuillent pas trop de les avoir choqués …

« Pardon aux familles, tout ca, tout ca »
- Mr Sylvestre, « Les guignols de l’info », cité par SlJ