Troisième élément discret
En deux mots:
Proximité quantique
Le facile:
C’est le même que le premier élément, ajouter deux ans, quelques cicatrices et moins de fausses assurances dans la démarche. Ajoutez aussi une pincée de ska-punk de mauvais gouts, retirez la guitare. Pour plus de détails reportez vous au « Premier élément discret ».
Le difficile:
Avec le temps le troisième élément s’est principalement diversifié. Ses horizons se sont élargis sans qu’il en soit forcément conscient. Il a pus non seulement négocier des transitions tant professionnelles, académiques que sociales sans pour autant négliger l’ensemble et l’élémentaire. Évidemment il a dus abandonner certaines choses, ce qu’il vit comme un échec personnel. Mais c’est l’échec qui apprend à l’humanité et qui permet l’acceptation du bien fondé des félicitations.
Il est aujourd’hui bien plus conscient des forces qui l’ont crée. En ce sens je dirais qu’il quitte doucement l’irréel pour le réel, même si de manière consciente il cherche à s’y réfugier. S’y réfugier parce que le troisième élément discret ne peut plus réfuter l’(im)monde. De la même façons il a commencé à affirmer, à travers l’éternelle recherche de ce qu’il est, son égo. Pas toujours judicieusement d’ailleurs, mais la recherche d’un tel équilibre est souvent des plus compliquées.
Le troisième élément discret fait face aujourd’hui à de nouveau défis, mais aussi de nouvelles opportunités. C’est aussi la recherche de ces nouvelles opportunités qui le préoccupe. À un tournant professionnel il est naturellement angoissé par la possibilité de l’absence d’un renouveau. De manière générale, le changement à ceci d’angoissant que l’on sais toujours ce qu’on abandonne et rarement ce que l’on vas conquérir. Bien que je doute qu’il reconnaisse cet état de fait, cet état d’esprit conditionne son action présente. C’est également une attente des évènements, car si le tournant est là, pour le négocier il faut finir avec les préoccupations actuelles.
Mais le troisième éléments a du mal à finir les choses. Poussé par un profond désir d’idéal esthétique doublé du fait qu’il est persuadés de pouvoir atteindre cet idéal (souvent à juste titre d’ailleurs), il agit avec un perfectionnisme qui frise la maniaquerie chaotique. Chaotique parce qu’il n’agit que rarement en élaborant un quelconque plan, non, le plan est dans sa tête et y subit aussi moult modifications, oublis, corrections et perfectionnement pour finalement donner à la progression de l’oeuvre une dimension épique en temps perdus sur les détails. Notre élément, conscient de ces problèmes en vient à reculer devant le démarrage de nouvelle oeuvre, sachant qu’il ne peut les mener, temporellement, mais aussi par la concentration requise, à un degré d’accomplissement qu’il estime être une limite qualitative inférieure. Cela lui porte préjudice, non seulement en frustration, mais aussi parce que la catharsis inhérente aux formes de créativités humaines ne s’exprime pas et il en résulte une intériorisation de son état d’esprit qui, à la longue, risque de lui nuire fortement.
L’humeur:
Je l’ai dis précédemment, la force des choses pousse le troisième élément discret à quitter l’irréel pour le réel. Cela ne vas pas sans douleur. Et je viens de parler de cette intériorisation sentimentales et de ses causes. Pourtant, superficiellement, le troisième élément discret maintient une barrière d’apparence en société. L’inconnue dans cette situation est de savoir si ce masque est volontaire ou découle de l’inertie sociale. Mon opinion est qu’il s’agit des deux.
L’inertie sociale, d’abord, le pousse dans le sens d’une activité extravertie qui plait à l’élément discret car il peut y manifester des éléments d’irréel. Et ce faisant, il s’entraine et se maintient facilement dans un état d’esprit positif d’humeur joyeuse qui, s’il n’est pas feint, n’en est pas moins artificiel.
Mais l’aspect volontaire n’en est pas moins à négliger. Il part de ce constat d’artificialité et découle sur une décision de maintenir cet état par volonté. Il vas de soi que la simple volonté ne suffit pas toujours, mais dans des situations données, cela apporte la consolidation nécessaire à cet édifice de positivisme.
Mais la vie a ses aléas qui blesses les éléments discrets et le troisième n’y échappe pas. Mais il en ressent une forme de rejet qu’il a du mal à exprimer autrement que quand la blessure déborde. Cela est peut-être aussi dus à ce que son entourage (et très notamment moi-même, cher lecteur) n’hésite pas à lui exprimer leurs ressentis et par un un effet d’équilibrage de charge sociale, il est contraint (consciemment ou non, d’être dans le rôle du consolateur pour qui tout vas bien. « La patience du consolateur tient à ce qu’il à ses propres embêtements ». Au final il se sent obligé de s’excuser, même en privé, quand il n’affiche pas une bonne humeur, même de façade, comme si un pardon était nécessaire pour des larmes.
Le fil qui nous relie:
Le troisième élément discret est une part importante de ma vie et je tend à croire à en être une de la sienne. Le fil qui nous relie devrait en fait parler d’élastique que parfois on tend ou que l’ont resserre. Ce lien est un travail continu, lui même constitué d’élément discret. Parfois maladroitement, mais avec un résultat pas si négatif, j’ai consciemment oeuvré et travaillé ce lien pour qu’il ne se rompe pas. Mais je n’en porte pas le mérite, le fil qui nous relie à deux extrémité et je n’en suis garant que d’une.
À travers le troisième élément discret, j’ai pus gagner une certaine forme de respect de moi-même en prenant conscience de sa reconnaissance, signe que son jugement à valeur de norme qualitative à mes yeux. Si aujourd’hui notre relation est consommée d’un doux équilibre,c ‘est que notre connaissance mutuelle est assez poussée pour qu’il soit si simple de se blesser l’un l’autre et que, souvent, les mots ne soient pas nécessaires pour exprimer les détails d’une idée, ceux-ci coulant de source.
Évidemment certains chemins se tracent dans une relation, des habitudes, presque un comique de répétition, c’est une part de confort qu’on recherche car la force de l’habitude oublie que, comme toute chose, le fil qui nous relie change et évolue en continus avec nous. Cela éloigne l’angoisse de l’incertitude qui a tendance à tuer les relations. D’autant que concernant le troisième élément, il en est des craintes, tant dus à ma précarité affective qu’aux opportunités nouvelles qu’il rencontrera et l’éloigneront peut-être.
Au final, sa présence dans ma vie, son existence en tant que partie de ma vie et donc de moi, nous pousse à adopter une ingérence mutuelle. Cette ingérence à aussi des répercutions affectives inattendues. Qui blesse profondément le troisiéme élément me blesse et devient à la fois dangereux et indésirable. Mais la situation amusante est le cas réciproque ou je peut me faire du mal par instabilité et ou je deviens mon propre ennemis. Le fil qui nous relie est complexe ex changeant, mais il m’est précieux.
L’augure:
L’augure de notre troisiéme élément discret est faite d’incertitude. Comment arrivera-t-il à gérer ses transitions ? Mais au delà de ça et plus globalement, la vraie question concerne sa capacité à organiser sa vie. Se fixer des objectifs clair et définis ainsi que se donner les moyens pour les réaliser. Et c’est sans compter qu’il faudra ne pas sacrifier entièrement à l’ordre une part non négligeable de sa créativité. Ainsi si le troisiéme élément apprend à gérer un tranquille équilibre entre chaos et plan (pour caricaturer j’aventurerais à qualifier cet équilibre d’alignement chaotique ordonné), toutes les portes lui seront ouvertes.